"A quel moment on parle de maltraitance dans notre dynamique ?"
A quel moment on parle de maltraitance dans votre dynamique ?
Quelqu'un de dévouée ne verra pas la souffrance qu'on lui inflige mais ca nen reste pas moins de la souffrance quand même.
On m’a posé cette question il y a un moment en FAQ anonyme, une question qui méritait bien plus qu’une simple story. Ma réponse n’est que mon avis.
La maltraitance, dans une définition simple, c’est le fait de faire du mal à une personne, volontairement ou par négligence, physiquement et/ou psychologiquement, avec des conséquences sur sa sécurité, son bien-être et sa dignité.
La souffrance, dans une définition simple, est un état de mal-être, physique ou moral, que ressent une personne.
À quel moment parle-t-on de maltraitance dans notre dynamique ?
Je ne vais pas vous cacher que la limite entre la bientraitance et la maltraitance est fine.
Dans une dynamique TPE, la personne est entièrement sous notre contrôle et s’en remet totalement à nous, à nos décisions et à nos actes. Avoir cette dynamique et la responsabilité d’une esclave, c’est faire en sorte qu’elle soit entièrement contrôlée sans qu’elle soit malheureuse.
Même si une personne esclave a un besoin de servitude " extrême ", elle a besoin d’être heureuse dans son service et en tant que personne. C’est aussi toute la complexité de la relation M/e, ainsi que du rôle de Maître.sse.
Un acte ou une décision peut engendrer un mal-être, et c’est là que je dis que la limite est fine. Je pense qu’on peut être la meilleure personne du monde et, à un moment, prendre une mauvaise décision ou faire preuve de négligence, ce qui aura des conséquences sur l’esclave. La maltraitance peut être volontaire ou involontaire avec des paroles ou actes mal réfléchi, trop rapide ou négligé.
Est-ce que ça m’est déjà arrivé ? Bien sûr. Je ne suis pas parfaite. Mon intention de départ n’était pas de négliger, mais les conséquences étaient présentes. En ne me sentant moi-même pas bien, j’ai relâché le cadre et négligé certains aspects, et Rubis s’est sentie en souffrance pendant une période.
La limite est fine dans ce sens la, le meilleur maître du monde peut, à un moment, prendre une décision qui aura de mauvaises conséquences. Dans une relation M/e, il n’y a qu’un pas vers la maltraitance, bien que je pense que c’est le cas pour tout type de relation, vanille incluse.
Quand l’esclave souffre, elle peut parler, elle peut exprimer son mal-être si elle en a la capacité. Pour moi, la maltraitance commence, quand l'acte ou la décision n'est pas volontaire, au moment où sa souffrance n’est pas prise en compte. Le but n’est pas de maltraiter, mais d’élever la personne.
En relation M/e, nous sommes censée.s connaître la personne avec qui nous vivons, et reconnaître les signes lorsqu’elle souffre. Même si elle ne parle pas, la souffrance parle, dépression, perte d’énergie, fatigue, pleurs, absence de sourire… etc
Même si une esclave ne verbalise pas sa souffrance, je considère que son/sa Maître.sse est censé.e déceler ces signes et creuser pour en comprendre les raisons.
La relation M/e est une relation complexe. Elle n’est pas toujours facile, autant pour l’esclave que pour le Maître ou la Maîtresse.
Une esclave dévouée n’est pas dépourvue de ressentis ni de souffrance. Même si elle prend sur elle pendant un temps, les signes finiront par apparaître. Une esclave n’est pas surhumaine. Elle ne verra peut-être pas la maltraitance dans sa dévotion mais la souffrance sera ressentie. La dévotion n’enlève pas les effets de la souffrance, elle peut aveuglé la maltraitance et les attentions de nuir, selon moi, pas la souffrance. Même si celle ci se persuade que la souffrance est pour son Maitre, les signes physiques et les réactions ne mentent pas surtout avec le temps et des actions de maltraitance répétés.
La limite est fine et je pense que celle ci est personnels a tout les couples. Certaines choses pourront etre supporter par une esclave et pas par d autres.
Black spinel


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